La saison 2 d'Emily in Paris a suscité des réactions passionnées, oscillant entre le plaisir coupable ("guilty pleasure") et la frustration culturelle. Voici une critique structurée de cette deuxième salve d'épisodes.
🇫🇷 Le Choc des Cultures : Toujours le "Fantasme"
Si vous espériez que la série gagne en réalisme, la saison 2 persiste et signe dans sa vision carte postale de Paris.
L'Esthétique : La photographie est toujours aussi léchée. Paris est propre, ensoleillée et dépourvue de toute zone grise. C’est une version "Instagram" de la capitale qui continue de séduire l'audience internationale mais fait sourire (ou grincer des dents) les locaux.
Les Clichés : Ils sont toujours là (la cigarette, l'impolitesse supposée des Français, les déjeuners à rallonge), mais la série tente de les détourner avec un peu plus d'autodérision que dans la saison 1.
👗 Mode et Style : L'Explosion Visuelle
Le travail de la costumière Patricia Field (Sex and the City) atteint des sommets d'audace.
Emily : Ses looks sont encore plus excentriques, mélangeant motifs et couleurs de manière presque agressive. C'est visuellement stimulant, même si totalement déconnecté de la sobriété parisienne.
Sylvie Grateau : Elle reste l'icône de style absolue, incarnant l'élégance française avec une garde-robe impeccable qui vole souvent la vedette à Emily.
🎭 L'Évolution des Personnages
C'est là que la saison 2 marque des points :
Sylvie (Philippine Leroy-Beaulieu) : C’est la véritable star de cette saison. On découvre ses failles, son passé et son indépendance. Elle apporte une profondeur nécessaire face à la légèreté d'Emily.
L'arrivée d'Alfie : Le nouveau prétendant britannique apporte un vent de fraîcheur. Son cynisme envers Paris sert de contrepoint parfait à l'enthousiasme parfois agaçant d'Emily.
Emily (Lily Collins) : Bien qu'elle essaie d'apprendre le français (avec beaucoup de difficultés), elle reste coincée dans un triangle amoureux complexe avec Gabriel et Camille, ce qui tourne parfois en rond.
📉 Les Points Faibles
L'intrigue amoureuse : Le va-et-vient entre Emily, Gabriel et Camille devient un peu lassant et manque parfois de maturité.
La barrière de la langue : Le fait que tout le monde parle anglais dès qu'Emily entre dans une pièce reste l'un des aspects les moins crédibles de la série.
En résumé
La saison 2 d'Emily in Paris ne cherche pas à être un chef-d'œuvre de profondeur psychologique. C'est une série acidulée, légère et divertissante, idéale pour déconnecter. Elle réussit sa mission de divertissement pur, tout en offrant une fin de saison (cliffhanger) qui redistribue totalement les cartes pour la suite.
Note globale : 3,5/5 (pour l'évasion et les costumes)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire