Lancée en 2020 sur Netflix, la première saison d’Emily in Paris a suscité des réactions passionnées, oscillant entre le "plaisir coupable" addictif et l'agacement profond face aux clichés.
Voici une critique structurée de cette première saison qui a fait couler tant d'encre.
1. Le Pitch : Un conte de fées marketing
L'histoire suit Emily Cooper (Lily Collins), une ambitieuse responsable marketing de Chicago, envoyée à Paris pour apporter un "point de vue américain" à une agence de luxe française, Savoir. Sans parler un mot de français, elle tente de conquérir ses collègues hostiles, de se faire des amis et de jongler avec des romances compliquées.
2. Les points forts (Pourquoi on regarde)
L'esthétique "Bonbon" : La série est visuellement superbe. Entre les costumes haute couture (signés Patricia Field, la styliste de Sex and the City) et les décors parisiens idylliques, chaque plan ressemble à une carte postale saturée.
Un optimisme rafraîchissant : Dans un paysage télévisuel souvent sombre, Emily est une héroïne d'un optimisme inébranlable. C'est une série "doudou" qui ne demande aucun effort intellectuel et permet de s'évader.
Le rythme : Les épisodes de 30 minutes s'enchaînent très vite. Les intrigues sont simples, les succès d'Emily sont immédiats, et l'aspect "réseaux sociaux" est intégré de manière ludique.
3. Les points faibles (Ce qui fâche)
L'overdose de clichés : C'est le reproche majeur. Le Paris d'Emily est une ville sans poubelles, sans métros bondés et sans pluie. Les Français y sont dépeints comme arrogants, paresseux (ils arrivent au bureau à 11h), infidèles et fumeurs impénitents.
Le syndrome de la "Mary Sue" : Tout réussit à Emily. Malgré son manque de respect pour la culture locale et sa barrière linguistique, elle sauve chaque contrat et séduit tous les hommes qu'elle croise. Ce manque de réels enjeux ou d'échecs rend le personnage parfois agaçant.
Une vision superficielle du marketing : Pour les professionnels du secteur, les solutions miracle d'Emily (souvent basées sur un simple selfie Instagram) manquent cruellement de réalisme.
Synthèse : À qui s'adresse cette série ?
| Aspect | Verdict |
Scénario Prévisible mais efficace
Visuel Somptueux et coloré
Réalisme Proche du néant
Divertissement 100% garanti
Note globale : 3/5
En résumé : La saison 1 de Emily in Paris est une fantaisie romantique et non un documentaire sur la vie parisienne. Si vous l'abordez comme une version moderne d'un conte de fées où Paris n'est qu'un parc d'attractions, c'est un divertissement très réussi. Si vous cherchez de la profondeur ou de l'authenticité, vous risquez de finir l'épisode avec une légère irritation.
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