mardi 27 janvier 2026

Critique 911 S7

La saison 7 de 9-1-1 est une étape charnière pour la série, marquée par son passage de la Fox à ABC. Ce changement de diffuseur a apporté un second souffle, mais aussi quelques ajustements structurels notables.

Voici une analyse de ce qu'il faut retenir de cette saison :

1. Un lancement spectaculaire (L'hommage à Poséidon)

Fidèle à sa tradition des "ouvertures catastrophes", la saison débute avec un triple épisode haletant sur un naufrage de paquebot.

• Le point fort : Le duo Bobby/Athena au centre de l'action. C'est du grand spectacle, digne du cinéma d'action, qui prouve qu'ABC a mis les moyens pour marquer le coup.

• Le bémol : Après un tel sommet de tension, le reste de la saison (plus courte à cause des grèves d'Hollywood) a parfois du mal à maintenir le même niveau d'adrénaline.

2. L'évolution des personnages : Entre émotion et audace

C'est sans doute la saison la plus "intime" pour les membres de la 118.

• Buck (Evan Buckley) : Le grand tournant de la saison. Son exploration identitaire et son baiser avec Tommy ont été le sujet de conversation numéro 1 des fans. C’est traité avec une justesse rafraîchissante, loin des clichés.

• Bobby Nash : La saison creuse son passé de manière poignante, notamment avec le retour de traumatismes liés à l'incendie de son appartement à l'époque de St. Paul. Peter Krause livre une performance magistrale.

• Madney (Maddie & Chimney) : Enfin ! Le mariage tant attendu a lieu, mais "à la 9-1-1" : c’est-à-dire dans le chaos le plus total. Un épisode mémorable qui mélange amnésie et émotion.

3. Rythme et Structure

Avec seulement 10 épisodes, la saison est dense.

• Les + : Pas de temps mort, les intrigues avancent vite et on évite les épisodes de "remplissage".

• Les - : Certains arcs narratifs (comme celui d'Eddie et de son fils Christopher) auraient bénéficié de plus de temps pour respirer. La fin de saison pour Eddie est d'ailleurs assez déchirante et laisse un goût amer à beaucoup de spectateurs.

Récapitulatif : Ce qu'on en a pensé


Points Positifs


Production de haute volée (le naufrage).


Prise de risque narrative (l'arc de Buck).


Alchimie du casting toujours aussi forte.


Points Négatifs


Saison trop courte (10 épisodes).


Certaines conclusions précipitées (Eddie/Christopher).


Moins d'interventions "insolites" au profit du drama personnel.


Verdict : Une saison de transition réussie. 9-1-1 prouve qu'elle n'est pas qu'une série de catastrophes, mais une série sur une famille choisie. Le passage sur ABC lui a redonné une certaine modernité et une liberté de ton appréciable.



samedi 24 janvier 2026

Critique NCIS Tony et Ziva Ep5, Ep6, Ep 7 S 1

La soirée du samedi 24 janvier 2026 sur M6 a marqué un tournant décisif pour la première saison de NCIS : Tony & Ziva. Après un démarrage qui misait beaucoup sur la nostalgie, cette salve de trois épisodes ("Sous haute sécurité", "La panic room" et "Dangereux sentiments") accélère enfin le rythme, tout en confirmant les forces et les faiblesses de ce spin-off européen.

Voici une critique détaillée de cette soirée riche en rebondissements.

Épisode 5 : "Sous haute sécurité" (To Be Determined)

C’est sans doute l’épisode le plus intense de la soirée, marqué par un virage dramatique inattendu.

• L'intrigue : Tony et Ziva infiltrent une prison de haute sécurité en Autriche pour retrouver Jonah Markham. L’ambiance "évasion" rappelle les grandes heures de Prison Break, avec une tension palpable.

• Le choc : La mort de Henry Rayner-Hunt, exécuté de sang-froid par Jonah (qui se révèle être le véritable antagoniste aux côtés de Martine), est un coup de massue. C’est la première grosse perte de la série, et elle sert de moteur émotionnel pour la suite.

• Le verdict : 4/5. Un épisode solide qui brise le côté parfois trop "lisse" de la série. La dynamique entre Tony (plus vulnérable) et Ziva (plus intuitive) fonctionne à merveille.

Épisode 6 : "La panic room"

Après l'adrénaline de la prison, la série se recentre sur l'enjeu familial, ce qui ralentit un peu le tempo global.

• L'intrigue : On s'intéresse enfin au point de vue de Tali, restée cachée dans un chalet avec Sophie. L'épisode joue sur le huis clos alors que des mercenaires tentent de les débusquer.

• Les points forts : La performance d'Isla Gie (Tali) est bluffante. Elle hérite du tempérament de ses parents, notamment lors de la scène de l'EpiPen où elle doit faire preuve d'un courage immense pour sauver Sophie.

• Les points faibles : Quelques facilités scénaristiques (le coup de la montre connectée qui trahit leur position est un peu prévisible).

• Le verdict : 3/5. Un épisode nécessaire pour humaniser les enjeux, mais qui manque un peu de l'ampleur internationale des débuts.

Épisode 7 : "Dangereux sentiments" (Dark Mirror)

Un épisode plus psychologique qui explore les zones d'ombre du duo emblématique.

• L'intrigue : Toujours traqués, Tony et Ziva se réfugient chez un pédopsychiatre, l'occasion de mettre enfin les mots sur leurs traumatismes passés et leur incapacité à communiquer vraiment.

• L'analyse : Le titre original "Dark Mirror" prend tout son sens quand on compare le couple Tony/Ziva au couple antagoniste Jonah/Martine. La série pose une question intéressante : qu'est-ce qui sépare vraiment les "gentils" des "méchants" quand tout le monde agit par amour ou pour sa survie ?

• Le verdict : 3,5/5. Les fans de "Tiva" seront ravis par les scènes d'intimité et les dialogues plus matures, même si l'aspect "enquête" passe un peu au second plan.

Bilan de la soirée

M6 a proposé un bloc cohérent. Si la réalisation manque parfois de la "rigueur" des premières saisons du NCIS original (certains raccourcis sont un peu brusques), la chimie entre Michael Weatherly et Cote de Pablo porte littéralement le show.

On sent que la série se prépare pour un final explosif (prévu le 31 janvier). Le passage d'une série procédurale à un format de thriller sérialisé en 10 épisodes est globalement réussi, même si les audiences montrent que le public français est parfois dérouté par ce changement de style.

Note globale de la soirée : 3,5/5


vendredi 23 janvier 2026

Critique 911 S6

La saison 6 de 9-1-1 est souvent décrite par les fans comme une saison de "transition". Après les sommets dramatiques des saisons précédentes (comme le tsunami ou le tremblement de terre), cette sixième mouture revient à l'essence même de la série : l'équilibre entre des interventions spectaculaires et l'évolution intime de la "famille" de la caserne 118.

Voici une analyse des points forts et des points faibles de cette saison.

1. Les Interventions : Entre Absurde et Adrénaline

Fidèle à sa réputation, la série commence fort avec un dirigeable qui menace de s'écraser sur un stade.

• Le positif : On retrouve l'inventivité typique de l'équipe créative avec des cas insolites (le concours de "touche la voiture", les urgences lors d'une convention de fitness).

• Le bémol : Il manque peut-être un arc catastrophe majeur qui s'étend sur plusieurs épisodes, comme la série nous y avait habitués.

2. L'évolution des personnages (Le cœur de la saison)

C'est ici que la saison 6 brille réellement. Elle prend le temps de clore certains traumatismes.

• Buck et son "éveil" : L'arc de Buck est sans doute le plus marquant. Entre son choix de devenir donneur de sperme et son expérience de mort imminente (épisode Performance), le personnage gagne en maturité.

• Hen et Chimney : Leurs dynamiques respectives (Hen face à ses ambitions médicales et Chimney avec Maddie) offrent des moments de pure émotion et de comédie domestique très rafraîchissants.

• Bobby et Athena : Ils restent le pilier de la série. L'enquête personnelle de Bobby sur la mort de son parrain apporte une dimension de thriller bienvenue.

3. Les thématiques abordées

La saison explore avec justesse :

• La résilience : Comment se reconstruire après avoir frôlé la mort ?

• La famille choisie : Le lien entre les membres de la 118 est plus solide que jamais.

• Le lâcher-prise : Apprendre que l'on ne peut pas tout contrôler, que ce soit en intervention ou dans sa vie privée.

Points Forts

Émotion : Des moments poignants sur la vie de famille.

Visuel : Des sauvetages toujours aussi impressionnants.

Acteurs : Une alchimie parfaite entre les membres du casting.

Points Faibles

Rythme : Quelques épisodes "remplissage" au milieu de saison.

Enjeux : Un manque de grand "vilain" ou de menace globale.

Départs : Certains personnages secondaires sont un peu délaissés.

Note globale : 7.5/10. Une saison solide qui privilégie l'humain au spectaculaire pur, préparant parfaitement le terrain pour le passage de la série de la Fox vers ABC pour la saison 7.


jeudi 22 janvier 2026

Critique Deadpool et Wolverine

Sorti en juillet 2024, Deadpool & Wolverine a marqué un tournant majeur pour le Marvel Cinematic Universe (MCU) en devenant le film classé « R » (interdit aux mineurs non accompagnés) le plus rentable de l’histoire.

Voici une synthèse des critiques pour vous aider à vous faire un avis :

1. Le Duo Choc : La plus grande force du film

Le point sur lequel presque tous les critiques s’accordent est l’alchimie entre Ryan Reynolds et Hugh Jackman.

• Wolverine : Le retour de Jackman est loin d'être un simple caméo étendu. Il livre une performance intense, incarnant une version plus brute et torturée du personnage, tout en arborant enfin le costume jaune iconique.

• Deadpool : Reynolds reste fidèle à lui-même, brisant le quatrième mur avec une méta-ironie constante sur le rachat de la Fox par Disney et la santé actuelle du MCU.

2. Une lettre d'amour à l'ère "Fox"

Plus qu'un simple film de super-héros, c'est un hommage vibrant (et parfois sanglant) aux films Marvel produits par la Fox avant son rachat.

• Les Caméos : Le film regorge de surprises et de retours de personnages oubliés. Contrairement à certains films récents, ces apparitions servent souvent de véritable conclusion émotionnelle à ces anciens héros.

• Le Fan Service : C’est une "orgie" de références pour les lecteurs de comics et les cinéphiles.

3. Les points de friction

Malgré son succès colossal, le film n'échappe pas à certaines critiques :

• Un scénario "prétexte" : L'intrigue liée au Multivers et à la TVA (Time Variance Authority) est parfois jugée un peu mince ou confuse, servant surtout de fil conducteur pour enchaîner les scènes de combat et les vannes.

• La réalisation : Bien que les scènes d'action soient généreuses et gore, certains critiques ont trouvé la mise en scène de Shawn Levy un peu générique, avec des décors (notamment "Le Vide") visuellement plats ou monotones.

• L'humour : Si vous n'êtes pas fan de l'humour méta et souvent vulgaire de Deadpool, le film peut paraître épuisant, car il ne s'arrête jamais.

Points Positifs

Alchimie parfaite Reynolds / Jackman

Hommages nostalgiques touchants

Action gore et décomplexée

Humour méta très efficace

Points Négatifs

Rythme inégal dans le deuxième acte

Enjeux narratifs parfois flous

Direction artistique un peu terne ("Le Vide")

Antagoniste (Cassandra Nova) sous-exploitée

Verdict : C'est un pur divertissement "popcorn" qui réussit sa mission première : réinjecter du fun et de l'irrévérence dans un genre qui commençait à s'essouffler. C’est un film fait par des fans, pour les fans.


lundi 19 janvier 2026

Critique Journal intime d’une future star

Sorti en 2004, « Journal intime d'une future star » (Confessions of a Teenage Drama Queen) est un vestige fascinant de l'ère "Disney Channel" du début des années 2000. C'est le film qui a solidifié le statut de Lindsay Lohan comme l'icône adolescente incontestée de l'époque, juste avant l'ouragan Mean Girls.

Voici une critique structurée du film :

1. Le Synopsis en bref

Lola Cep (Lindsay Lohan), une adolescente excentrique et passionnée de théâtre, voit son monde s'écrouler quand sa famille déménage de New York (le centre de l'univers selon elle) vers une banlieue morne du New Jersey. Elle s'engage alors dans une lutte de pouvoir sociale avec Carla Santini (Megan Fox), la "reine" du lycée, pour obtenir le rôle principal de la pièce de théâtre et rencontrer son idole de rock.

2. Les Points Forts : Pourquoi on l'aime (encore)

• L'esthétique « Y2K » : Le film est une capsule temporelle parfaite de la mode de 2004. Entre les accessoires de cheveux improbables, les superpositions de vêtements et les couleurs saturées, c'est un régal visuel pour les nostalgiques.

• Lindsay Lohan au sommet : Elle porte le film avec une énergie débordante. Son charisme rend le personnage de Lola  qui pourrait être perçu comme agaçant et égocentrique étrangement attachant.

• Le duel Lohan / Fox : C’est l’un des premiers grands rôles de Megan Fox. En antagoniste froide et calculatrice, elle offre un contraste parfait à l'extravagance de Lohan. Leur rivalité est le moteur de l'histoire.

• L'imagination visuelle : La mise en scène intègre des séquences de rêve et des animations légères qui reflètent le monde intérieur mélodramatique de Lola, donnant au film un ton presque surréaliste.

3. Les Points Faibles : Ce qui a moins bien vieilli

• Un scénario superficiel : Contrairement à Mean Girls, qui offrait une satire acerbe du lycée, ce film reste très en surface. Les enjeux sont parfois un peu trop futiles pour maintenir un intérêt soutenu chez un public adulte.

• Le personnage de Lola : Avec le recul, Lola est assez manipulatrice envers sa meilleure amie Ella. Son besoin constant d'être le centre de l'attention peut s'avérer épuisant pour certains spectateurs.

• La représentation de la banlieue : Le film traite le New Jersey comme une zone de guerre culturelle, ce qui est un cliché un peu daté du cinéma hollywoodien.

4. Verdict : Pour qui est ce film ?


Aspect.              Note

Nostalgie.          ⭐⭐⭐⭐⭐



Humour.            ⭐⭐⭐



Bande Originale.      ⭐⭐⭐⭐


En résumé : Ce n'est pas un chef-d'œuvre du cinéma, mais c'est un divertissement coloré, optimiste et inoffensif. Il célèbre l'importance de l'expression de soi et de la persévérance, même quand on se sent comme un poisson hors de l'eau.




Critique 911 S7

​ La saison 7 de 9-1-1 est une étape charnière pour la série, marquée par son passage de la Fox à ABC. Ce changement de diffuseur a apporté ...