mardi 30 décembre 2025

Critique Miss Potter

Sorti en 2006, Miss Potter est un biopic réalisé par Chris Noonan (le réalisateur de Babe) qui retrace la vie de Beatrix Potter, l'illustre créatrice de Pierre Lapin.

Le film se concentre sur sa lutte pour s'émanciper de sa famille bourgeoise et sur sa relation touchante avec son éditeur, Norman Warne. Voici une synthèse des points forts et des points faibles souvent relevés par la critique.

🟢 Les points forts (Le charme et la poésie)

 Une esthétique enchanteresse : Le film brille par sa photographie. Les paysages du Lake District en Angleterre sont sublimes et invitent à la contemplation.

 Les animations discrètes : L’idée de faire s’animer les dessins de Beatrix (les petits lapins, les oies) apporte une touche de réalisme magique très réussie, symbolisant la vie intérieure riche de l'auteure.

 Le duo Zellweger / McGregor : Renée Zellweger incarne une Beatrix Potter passionnée et légèrement excentrique avec justesse. Sa complicité avec Ewan McGregor (Norman Warne) apporte une grande douceur au récit.

 Un portrait féministe : Le film met bien en avant la détermination d'une femme refusant les mariages de convenance pour devenir indépendante grâce à son art.

🔴 Les points faibles (Un certain classicisme)

 Une réalisation "académique" : De nombreux critiques reprochent au film sa mise en scène très conventionnelle, parfois proche d'un téléfilm de luxe. Il manque parfois d'un souffle cinématographique plus audacieux.

 Un rythme assez lent : L'histoire est paisible, parfois trop. Certains spectateurs peuvent trouver que le film manque de "conflits" ou de rebondissements majeurs, malgré un drame central.

 Une vision idéalisée : Le film reste très "propre" et sucré, évitant parfois les aspects plus complexes ou sombres de la personnalité de Beatrix Potter ou de la réalité sociale de l'époque.

📋 En résumé

| Aspect | Note globale (Press/Public) |


| Visuel | ⭐⭐⭐⭐ (Magnifique) |

| Émotion | ⭐⭐⭐ (Touchant mais sobre) |

| Originalité | ⭐⭐ (Biopic classique) |

L'avis général : C'est un film "doudou", idéal pour une après-midi pluvieuse. S'il n'est pas un chef-d'œuvre de mise en scène, il rend un hommage sincère et visuellement splendide à une pionnière de la littérature jeunesse.




Critique 911 Saison 3

La saison 3 de 9-1-1 est souvent considérée par les fans et la critique comme le point culminant de la série. C’est la saison où le show trouve son équilibre parfait entre le spectaculaire "pop-corn", l'émotion brute et le développement profond des personnages.

Voici une critique détaillée de cette saison charnière :

1. Une ouverture magistrale : Le Tsunami

Le double épisode d'ouverture (le tsunami à Santa Monica) reste à ce jour l'une des séquences les plus impressionnantes de la télévision procédurale.

L'ambition technique : Les effets visuels et la mise en scène du raz-de-marée sont dignes d'un film de cinéma.

 L'enjeu émotionnel : En plaçant Buck et le petit Christopher au cœur de la catastrophe, la série transforme un film catastrophe en une quête désespérée et intimiste qui définit leur relation pour le reste de la série.

2. Thématiques : Identité et Reconstruction

Si la saison 2 concernait l'intégration, la saison 3 traite de la reconstruction.

 Le combat de Buck : Son procès contre la ville et ses coéquipiers crée une tension nécessaire. Cela explore la peur d'un homme qui ne sait pas qui il est sans son uniforme.

 Le passé d'Athena : L'épisode "Athena Begins" est un chef-d'œuvre. Il apporte une profondeur incroyable au personnage d'Angela Bassett en liant une vieille affaire de meurtre à ses traumatismes actuels.

 Eddie et son fils : La saison gère avec beaucoup de justesse les défis de la parentalité d'un enfant en situation de handicap et le deuil.

3. Équilibre entre humour et drame

L'une des forces de cette saison est sa capacité à passer du rire aux larmes en une scène. Les appels au 911 restent inventifs, parfois absurdes (l'épisode "Halloween"), parfois terrifiants. La dynamique de groupe à la caserne 118 est plus soudée que jamais, offrant un sentiment de "found family" (famille de cœur) très réconfortant.

4. Les points plus faibles

 Le rythme de fin de saison : Après l'adrénaline du tsunami et de la prise d'otage au centre d'appels, les derniers épisodes peuvent sembler un peu plus lents, bien que le final "What's Next" boucle bien les arches narratives.

 Certaines intrigues amoureuses : Certaines relations secondaires manquent parfois de l'étincelle que l'on trouve dans les scènes d'action ou de pure amitié.

En résumé

Note : 9/10

La saison 3 est l'âge d'or de 9-1-1. Elle prouve que la série n'est pas qu'une succession de cascades impressionnantes, mais une œuvre portée par des personnages profondément humains auxquels on s'attache sincèrement.



jeudi 25 décembre 2025

Critique Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Sorti en 2022, Doctor Strange in the Multiverse of Madness occupe une place à part dans le Marvel Cinematic Universe (MCU). S'il a globalement séduit par son audace visuelle, il a aussi divisé les fans sur sa narration.

Voici une synthèse des points clés de la critique :

1. La "Patte" Sam Raimi : Le grand point fort

Le retour de Sam Raimi (Spider-Man, Evil Dead) au film de super-héros est la plus grande réussite du film. Contrairement à beaucoup de productions Marvel jugées trop lisses, ce film possède une identité visuelle marquée :

 Horreur et Macabre : C'est le film le plus sombre du MCU. Raimi injecte des éléments d'épouvante (jump scares, créatures monstrueuses, un Strange "zombie") et une mise en scène dynamique (gros plans expressifs, mouvements de caméra décentrés).

 Créativité visuelle : La séquence de l'affrontement musical avec des notes de partitions ou la traversée ultra-rapide des différents univers sont des moments de pure inventivité.

2. Wanda Maximoff : Une antagoniste puissante

Elizabeth Olsen livre une performance magistrale. Le film transforme Wanda en une figure tragique et terrifiante. Son basculement, initié dans la série WandaVision, est ici total. Elle apporte une intensité émotionnelle qui manque parfois aux autres personnages, bien que certains fans aient trouvé son évolution un peu brutale entre la série et le film.

3. Les points de friction : Scénario et Multivers

Malgré ses qualités esthétiques, le film souffre de plusieurs faiblesses narratives :

 Un scénario "prétexte" : L'intrigue est souvent perçue comme une course-poursuite un peu simple pour protéger America Chavez, un personnage qui manque parfois de développement.

 La promesse du Multivers : Le titre promettait une "folie" à travers le multivers. Or, le film n'explore finalement que peu d'univers différents, ce qui a frustré une partie du public qui s'attendait à une exploration plus vaste façon Everything Everywhere All At Once.

 Le fan service : L'apparition des Illuminati a été le grand moment de discussion. Si les caméos ont ravi les fans, leur traitement (très expéditif) a été perçu par certains comme un simple gadget marketing plutôt qu'un réel enjeu narratif.

4. Bilan : Un film d'auteur dans une machine de studio

Le film est un hybride fascinant. C'est un combat permanent entre la vision créative de Sam Raimi et les contraintes de la formule Marvel (besoin de lier le film aux autres séries, exposition parfois lourde).

En résumé : Si vous aimez le style de Sam Raimi et les ambiances fantastiques/horrifiques, c'est l'un des Marvel les plus stimulants. Si vous cherchiez une suite directe et fluide au premier Doctor Strange ou une aventure multiverselle infinie, vous pourriez rester sur votre faim.




Critique Noël À Aurora

Le film Noël à Aurora (titre original : Christmas Under the Northern Lights), sorti fin 2024 et disponible sur Netflix pour la saison 2025, est le prototype même du "comfort movie" de fin d'année.

Voici une critique détaillée pour vous aider à décider s'il mérite votre soirée "chocolat chaud".

🎬 Le Synopsis

Erin (Jill Wagner), une historienne en manque d'inspiration pour son prochain livre, accompagne son père (Bruce Boxleitner) dans leur ville natale, Aurora, pour vendre la maison familiale. Sur place, elle rencontre Trevor (Jesse Hutch), un guide local passionné qui va lui faire redécouvrir ses racines et, bien sûr, l'emmener chasser les fameuses aurores boréales.

✅ Les points forts

 L'ambiance "Cozy" : Le film remplit parfaitement son contrat de "film de Noël traditionnel". On y retrouve tous les codes : neige étincelante, décorations chaleureuses et une petite ville où tout le monde se connaît.

 Le casting solide : Jill Wagner et Jesse Hutch sont des habitués du genre (souvent vus sur Hallmark). Leur alchimie est naturelle et crédible. La présence de vétérans comme Lauren Holly et Bruce Boxleitner apporte une touche de nostalgie et de profondeur bienvenue.

 Une double romance : Le film a la bonne idée de suivre non seulement les jeunes protagonistes, mais aussi de proposer une intrigue amoureuse touchante pour les personnages plus âgés (le père d'Erin et l'agent immobilier locale).

 La thématique des racines : Au-delà de l'histoire d'amour, le film explore joliment le deuil, les souvenirs familiaux et l'importance de savoir d'où l'on vient.

❌ Les points faibles

 Un rythme très lent : C'est la critique majeure qui revient souvent. L'intrigue est minimaliste et il ne se passe finalement que très peu de choses. Si vous cherchez de l'action ou des rebondissements, vous risquez de vous ennuyer.

 Les effets visuels : Pour un film dont le titre promet des aurores boréales, ces dernières sont assez peu présentes à l'écran, et quand elles le sont, les effets spéciaux trahissent parfois un budget limité.

 Prévisibilité totale : Comme souvent dans ce genre de production, on connaît la fin dès les cinq premières minutes.

💡 Verdict

Note estimée : 6,5/10

Noël à Aurora est un film sans prétention qui s'adresse aux puristes du genre. Ce n'est pas le film de Noël le plus original de Netflix, mais il est authentique et apaisant. Il est idéal à regarder en fond sonore ou pour décompresser après une longue journée, sans avoir à réfléchir.

En résumé : Si vous avez aimé des films comme Un château pour Noël ou les classiques de Hallmark, vous passerez un bon moment. Si vous saturez des romances prévisibles, passez votre chemin.




lundi 22 décembre 2025

Critique 911 Saison 2

La saison 2 de 9-1-1 est souvent considérée par les fans comme la saison où la série trouve véritablement son identité et son rythme de croisière. Après une première saison d'introduction, elle passe à la vitesse supérieure avec plus d'ambition et des personnages plus profonds.

Voici une critique structurée de cette saison :

1. L’arrivée de Maddie et Eddie : Le vent de renouveau

Le grand changement de cette saison est le départ d'Abby (Connie Britton) et l'arrivée de deux personnages piliers :

Maddie Buckley (Jennifer Love Hewitt) : Son introduction apporte une perspective émotionnelle intense. Son passé de femme battue et sa reconstruction en tant qu'opératrice du 911 donnent une gravité nécessaire à la série.

Eddie Diaz (Ryan Guzman) : Il apporte une nouvelle dynamique de "fraternité" avec Buck. Son histoire personnelle (père célibataire d'un enfant avec un handicap) ajoute une couche de vulnérabilité bienvenue à l'équipe de la caserne 118.

2. Des interventions spectaculaires

La saison 2 excelle dans le "grand spectacle" tout en gardant des interventions insolites qui font le sel de la série :

Le séisme (épisodes 2 et 3) : C'est le moment fort de la saison. Les effets spéciaux et la tension dramatique lors de l'effondrement de l'hôtel sont dignes d'un film catastrophe hollywoodien.

L'équilibre humour/drame : La série parvient à jongler entre des appels absurdes (un homme coincé dans un tuyau, des accidents domestiques improbables) et des tragédies déchirantes.

3. Les épisodes "Commencements" (Begins)

L'une des meilleures décisions narratives de cette saison est de consacrer des épisodes entiers au passé des personnages (Chimney Begins, Hen Begins). Cela permet de :

• Mieux comprendre leurs motivations.

• Renforcer l'attachement émotionnel du spectateur.

• Donner une pause dans le rythme effréné des interventions pour se concentrer sur l'humain.

4. Les points plus fragiles

Le mélodrame parfois excessif : Fidèle au style de Ryan Murphy, la série flirte parfois avec le "too much". Certaines coïncidences sont dures à avaler et le drame est poussé à son paroxysme (notamment avec l'arc du camion de pompier en fin de saison).

Le rythme effréné : On survole parfois certaines conséquences psychologiques des traumatismes vécus par les personnages pour passer rapidement à l'action suivante.

Bilan : 8/10

La saison 2 de 9-1-1 est une réussite totale dans le genre du procédural d'action. Elle réussit le pari difficile de remplacer son actrice principale tout en élargissant son univers. C'est une saison généreuse, portée par un casting extrêmement attachant et des moments de bravoure impressionnants.


Critique Joyeux Noël Maman

À l'approche des fêtes, Prime Video a misé sur "Joyeux Noël, maman" (titre original : Oh. What. Fun.) pour capturer l'esprit de famille... avec une touche de chaos.

Voici une critique structurée du film pour vous aider à décider s'il mérite une place dans votre programme de visionnage.

Le Pitch : "Maman a disparu"

L'histoire suit Kelly Clawson (interprétée par Michelle Pfeiffer), la matriarche d'une famille nombreuse et un peu égocentrique. Alors qu'elle organise minutieusement les festivités, un malentendu survient et sa famille l'oublie littéralement lors d'un déplacement pour aller voir un spectacle. Plutôt que de paniquer, Kelly décide de s'offrir une aventure en solitaire, laissant ses proches réaliser (trop tard) à quel point elle est le pilier de leur vie.

Les Points Forts : Pourquoi regarder ?

Le retour de Michelle Pfeiffer : C’est le cœur battant du film. Elle apporte une élégance et une vulnérabilité qui élèvent le scénario. On s'attache immédiatement à son désir d'être enfin "vue" par les siens.

Un casting solide : Avec des acteurs comme Jason Schwartzman et Felicity Jones, la dynamique familiale est crédible. Les chamailleries et le sentiment de culpabilité qui s'installe sont bien dosés.

L'esthétique "Cozy" : Visuellement, le film coche toutes les cases du film de Noël idéal : paysages enneigés, décorations chaleureuses et cette ambiance réconfortante propre aux productions Amazon Original.

Un message pertinent : Le film critique avec humour la charge mentale des mères pendant les fêtes, transformant un concept de comédie classique en une réflexion plus profonde sur la reconnaissance.

Les Points Faibles : Ce qui pourrait vous gêner

Un rythme inégal : Le milieu du film traîne parfois en longueur, oscillant entre la quête de la famille pour retrouver Kelly et les pérégrinations de cette dernière.

L'humour parfois grinçant : Certains spectateurs pourraient trouver la famille Clawson un peu trop détestable au début, ce qui rend leur "rédemption" parfois difficile à avaler.

Prévisibilité : Comme beaucoup de films de genre, on devine la conclusion dès les vingt premières minutes. Il n'y a pas de grande révolution narrative ici.

Verdict : ⭐⭐⭐ (3/5)

"Joyeux Noël, maman" n'est pas un chef-d'œuvre révolutionnaire, mais c'est une comédie familiale efficace et touchante. C’est le film parfait à regarder un dimanche après-midi avec un chocolat chaud. Il réussit à être à la fois drôle et un rappel nécessaire de ne pas prendre ses parents pour acquis.

Idéal pour...

Les fans de Michelle Pfeiffer

Ceux qui aiment les films de Noël familiaux

Une soirée détente sans prise de tête

À éviter si...

Vous cherchez de l'action ou du suspense

Vous n'aimez pas les bons sentiments

Vous saturez déjà des comédies de Noël


Critique Dear Santa

Sorti fin 2024, Dear Santa marque les retrouvailles entre Jack Black et les frères Farrelly (les réalisateurs de Dumb and Dumber et Mary à tout prix), plus de vingt ans après L'Amour extra-large.

Voici une critique synthétique du film pour vous aider à décider s'il mérite votre soirée "chocolat chaud".

Le Pitch : Une faute de frappe fatale

L'histoire suit Liam, un jeune garçon qui, en écrivant sa lettre annuelle au Père Noël, fait une erreur d'orthographe malencontreuse. Au lieu d'écrire à Santa, il adresse sa missive à Satan. Ce dernier, interprété par un Jack Black en roue libre, débarque alors dans le monde des humains pour exaucer les vœux du petit garçon, avec une interprétation très personnelle de la "magie de Noël".

Les Points Forts : Pourquoi ça marche ?

Le show Jack Black : C’est la raison d’être du film. Il incarne un Diable qui n'est pas terrifiant, mais plutôt vaniteux, ringard et étrangement attachant. Son énergie "rock’n’roll" porte littéralement le film sur ses épaules.

L'humour des Farrelly (version light) : On retrouve leur goût pour l'absurde et les situations gênantes, mais dans une version beaucoup plus familiale (classé PG aux USA). C'est un équilibre intéressant entre le film de Noël traditionnel et la comédie grinçante.

Une satire légère : Le film s'amuse gentiment des clichés des fêtes de fin d'année et de la consommation de masse, offrant un second degré appréciable pour les adultes.

Les Points Faibles : Ce qui pèche

Un scénario prévisible : Malgré un concept de départ original, le déroulement reste assez classique. On devine rapidement la trajectoire émotionnelle de Liam et le dénouement de l'intrigue.

Un manque de "mordant" : Certains fans des frères Farrelly pourraient être déçus par la sagesse du film. On aurait pu espérer une comédie plus corrosive vu le sujet (Satan lui-même !).

Des effets visuels inégaux : Étant une production destinée principalement au streaming, certains effets spéciaux manquent parfois de finesse, sans pour autant gâcher l'expérience.

En résumé : À qui s'adresse ce film ?

Si vous aimez...                         Ce film est pour vous !

Jack Black.                                Oui, c'est du pur "Jack Black".

Les films de Noël classiques.      Pas vraiment, c'est un peu trop décalé.

Les comédies familiales avec un twist.     Absolument

L'humour noir et sanglant.               Non, ça reste très bon enfant.


Note globale : 3/5 C'est un divertissement solide, idéal pour décompresser, qui ne révolutionne pas le genre mais qui remplit son contrat grâce à son interprète principal.



dimanche 21 décembre 2025

Critique Meurtre en Périgord Vert

Diffusé hier soir, samedi 20 décembre 2025, "Meurtres en Périgord vert" a marqué un tournant audacieux pour la collection "Meurtres à..." de France 3. Entre traditions historiques insolites et enjeux de société contemporains, voici une analyse de ce téléfilm.

🎭 Un casting rafraîchissant et engagé

La grande force de cet opus réside dans son duo d’enquêteurs.

• Andréa Furet (Emma Lambert) : L'actrice apporte une sensibilité remarquable au rôle d'Emma, une lieutenante de police transgenre qui revient dans son village natal. Sa performance évite les clichés, mêlant force professionnelle et vulnérabilité personnelle face à une mère (Annelise Hesme) avec qui les liens sont rompus.

• Adrien Rob (Sacha Besson) : Il campe un gendarme local solide, dont la complicité naissante avec Emma offre une respiration bienvenue au milieu d'une enquête sombre.

• Les seconds rôles : La présence de Christine Citti et la participation surprise du nageur Frédérick Bousquet complètent un casting équilibré.

🏰 Une intrigue entre folklore et modernité

L'originalité du scénario repose sur son point de départ : le royaume d'Araucanie et de Patagonie.

• Le pitch : Une jeune femme, couronnée reine de ce royaume symbolique (fondé au XIXe siècle par un Périgourdin), est retrouvée décapitée.

• L'ambiance : La réalisatrice Muriel Aubin exploite magnifiquement les paysages de la Dordogne (Nontron, Tourtoirac, Saint-Jean-de-Côle). Le contraste entre la douceur du "Périgord vert" et la violence des meurtres rituels crée une atmosphère singulière.

⚖️ Les points forts et points faibles

Points Forts

Sujets de société : Le traitement de la transidentité est intégré avec intelligence à l'intrigue, sans être le seul moteur du film.

Photographie : La mise en valeur du patrimoine local est, comme toujours, impeccable.

Émotion : Le drame familial entre Emma et sa mère maire du village ajoute une épaisseur dramatique rare pour le format.

Points Faibles

Rythme : Comme souvent dans cette collection, le milieu du film connaît quelques longueurs avant le dénouement.

Prévisibilité : Les habitués du genre pourront deviner certains rouages de l'enquête un peu trop tôt.

Verdict

Note : 3,5/5

Ce "Meurtres en Périgord vert" réussit le pari de renouveler une formule bien connue. Si l'enquête policière reste classique dans sa résolution, c'est l'épaisseur humaine des personnages et l'ancrage dans une histoire locale méconnue (l'Araucanie) qui font la différence. C'est un épisode qui ose sortir de sa zone de confort.


jeudi 18 décembre 2025

Critique Doctor Strange

Sorti en 2016, Doctor Strange occupe une place particulière dans l'Univers Cinématographique Marvel (MCU). C'est le film qui a véritablement ouvert les portes du "mystique" et du "multivers" après des années de science-fiction et de super-héros technologiques.

Voici une critique structurée du film réalisé par Scott Derrickson.

🌌 L'Esthétique : Un festin visuel

Le point fort incontestable du film est sa direction artistique.

• Inception sous stéroïdes : Les séquences où la réalité se plie, où les villes se tordent et se fragmentent (la "Dimension Miroir") sont époustouflantes.

• Psychédélisme : Le film rend un hommage vibrant aux comics originaux de Steve Ditko des années 60, avec des palettes de couleurs néon et des dimensions abstraites qui rompent avec le look souvent trop plat des autres productions Marvel.

🎭 Le Casting : La force de Benedict Cumberbatch

Le choix de l'acteur principal est l'une des plus grandes réussites du projet.

• Stephen Strange : Cumberbatch incarne parfaitement l'arrogance intellectuelle du chirurgien, puis la vulnérabilité de l'homme déchu. Son évolution vers la sagesse est crédible, bien que teintée d'un humour parfois un peu forcé (la "patte" Disney).

• Le support : Tilda Swinton (L'Ancien) apporte une aura d'étrangeté et de sérénité fascinante. Mads Mikkelsen, bien qu'excellent acteur, souffre malheureusement du syndrome du "méchant Marvel jetable" : son personnage, Kaecilius, manque cruellement de profondeur et de temps d'antenne.

⚖️ Points Forts vs Points Faibles

Atouts

Visuels révolutionnaires pour l'époque.

La bataille finale originale : Au lieu de tout détruire, Strange gagne par l'intelligence et la ruse ("Dormammu, je viens négocier").

Musique de Michael Giacchino : Un thème mémorable avec des sonorités de clavecin.

Faiblesses

Structure narrative classique (le schéma classique du héros arrogant qui perd tout).

Humour parfois mal dosé qui casse la tension dramatique.

Second rôle féminin (Rachel McAdams) sous-exploité, servant uniquement de lien avec l'humanité de Strange.


Conclusion : Un pari réussi

Doctor Strange n'est pas qu'un simple film de super-héros ; c'est une aventure métaphysique qui a réussi à rendre accessible des concepts complexes comme la magie et les dimensions parallèles. S'il suit une recette Marvel assez conventionnelle dans son écriture, il compense par une inventivité visuelle rare et un final brillant qui change des habituelles explosions massives.

C'est un film essentiel pour comprendre l'évolution du MCU vers Avengers: Infinity War et Spider-Man: No Way Home.


Critique 911 S7

​ La saison 7 de 9-1-1 est une étape charnière pour la série, marquée par son passage de la Fox à ABC. Ce changement de diffuseur a apporté ...